Vous êtes arrivé dans une ville étrangère, votre chambre n'est pas prête et vous avez besoin d'aide. C'est exactement la situation de Lily à Addis-Abeba : elle demande son chemin à Dawit, un étudiant local, et la question pratique se transforme peu à peu en vraie conversation. Ce guide d'anglais B1 vous montre comment demander son chemin en anglais sans rester bloqué à la première phrase, puis comment enchaîner avec des questions de suivi respectueuses sur le travail, les études, la famille et la culture.

L'objectif n'est pas de réciter des phrases apprises par cœur, mais de gérer le passage délicat entre une demande utilitaire et une discussion plus personnelle. Nous travaillons les formes interrogatives avec do/does, le présent simple pour les routines, la nuance avec « but », le vocabulaire du travail et des quantités, ainsi que les formules de politesse et d'empathie. Les exemples marqués « exemple ajouté » sont des prolongements pédagogiques : ils ne figurent pas dans le dialogue enregistré.

La situation et l'objectif d'apprentissage

Dans la leçon, Lily vient d'arriver et cherche le Blue Sky Hotel, car sa chambre n'est disponible que l'après-midi. Dawit lui indique le chemin, puis la conversation continue dans un café. Ce cadre est un modèle très courant du voyage : une demande concrète sert de porte d'entrée à un échange humain.

Votre objectif B1 est double. D'abord, obtenir l'information dont vous avez besoin : une direction, un repère, un nom de rue. Ensuite, entretenir l'échange sans devenir indiscret : poser une question de suivi, réagir avec intérêt, remercier, et savoir s'arrêter si votre interlocuteur reste évasif. Une bonne conversation avec un habitant n'est pas un interrogatoire ; c'est un échange où chacun donne un peu.

L'anglais utile pour cette situation

Do you know the way to ...?

Cette formule polie sert à demander son chemin. On peut dire « Do you know the way to the station? » ou, plus simplement, « Excuse me, could you tell me how to get to ...? ». Le ton est neutre et courtois, adapté à un inconnu dans la rue. Elle fonctionne mieux qu'un « Where is ...? » lancé sans préambule, qui peut sembler brusque.

Exemple ajouté : « Excuse me, do you know the way to the nearest pharmacy? » — utile quand on a un besoin précis et urgent.

if you don't mind me asking

Cette formule s'emploie avant une question personnelle, pour signaler qu'on est conscient de franchir une limite. Elle correspond à « si vous permettez que je demande » ou « si ce n'est pas indiscret ». Elle ne rend pas la question anodine : elle montre simplement le respect. À utiliser avec parcimonie, et jamais comme une formule magique qui autoriserait n'importe quelle question.

Exemple ajouté : « If you don't mind me asking, how long have you lived here? » — une question légère, facile à esquiver si la personne ne souhaite pas répondre.

not enough work

Cette expression signifie qu'il y a moins d'emplois que de personnes qui en cherchent. « Work » est ici indénombrable : on ne dit pas « not enough works ». On peut aussi dire « there aren't enough jobs », avec « jobs » au pluriel et dénombrable. Les deux formes sont correctes, mais la structure change.

Exemple ajouté : « A lot of young people leave the town because there isn't enough work. » — remarquez « isn't », au singulier, avec « work ».

That takes courage.

Cette phrase exprime l'admiration face à une difficulté ou un choix brave. En français : « Cela demande du courage. » Elle est chaleureuse et sincère, adaptée quand quelqu'un raconte un parcours difficile, un départ, des études menées en parallèle d'un emploi. Attention au ton : dite trop vite ou de façon mécanique, elle peut sonner creux. Accompagnez-la d'une question ou d'un commentaire concret.

Exemple ajouté : « Studying at night and working all day — that takes courage. »

a big part of our culture

Cette expression présente un élément comme central dans une culture : la famille, le partage du café, la musique, une fête locale. Elle est utile pour valoriser ce que votre interlocuteur raconte, sans généraliser à l'excès. Préférez « a big part of our culture » à des affirmations absolues comme « all people here do this ».

Exemple ajouté : « Sharing food with neighbours is a big part of our culture. »

Le vocabulaire à retenir

  • tourist : personne qui voyage pour le plaisir.
  • local : habitant de l'endroit.
  • engineering : l'ingénierie, l'étude de la conception et de la construction.
  • part-time : à temps partiel, sur une partie de la semaine seulement.
  • side job : travail rémunéré en plus d'un emploi principal ou des études.
  • formal job : emploi officiel et régulier, avec contrat.
  • responsibility : une responsabilité, une charge à gérer.
  • roundabout : un rond-point, carrefour circulaire.

Classez ces mots par catégorie : lieux (roundabout), personnes (tourist, local), études et travail (engineering, part-time, side job, formal job), notions abstraites (responsibility). Ce tri aide à les réactiver au bon moment.

Comment utiliser ces expressions en conversation

Commencez toujours par la demande pratique, puis laissez une pause. Si la personne répond volontiers et reste engagée, vous pouvez glisser vers une question de suivi légère : « Is it always this busy? », « Do you live near here? ». Utilisez le présent simple pour les routines et les faits : « Do you study here? », « What do you do? », « I work part-time. »

Pour nuancer, travaillez le contraste avec « but » et la structure « It does, but... ». Exemple ajouté : « The city is exciting, but it's very expensive. » — « It does, but it's quieter in the evening. » Cette structure reconnaît l'argument de l'autre avant d'ajouter une limite : elle adoucit le désaccord.

Enfin, pour les recommandations, « You should visit... » est direct mais amical. Pour un conseil de sécurité, préférez une formulation douce : « It's better to take a taxi at night. » Terminez par un remerciement concret : « Thanks, that's really helpful. »

Erreurs fréquentes et entraînement

Erreur 1 : l'ordre des mots dans les questions. On dit « What do you do? », pas « What you do? ». Avec « does » au présent simple, le verbe reste à l'infinitif : « Where does she work? »

Erreur 2 : job, jobs ou work. « Job » est dénombrable (« a job », « jobs »), « work » est généralement indénombrable (« I have a lot of work »). « Not enough work » et « not enough jobs » sont tous deux corrects, mais la structure grammaticale diffère.

Erreur 3 : la place de « enough ». « Not enough jobs » signifie qu'il manque des emplois. « The jobs are not enough » met l'accent sur l'insuffisance d'un ensemble précis ; c'est plus rare et plus marqué. Restez sur la première structure en conversation courante.

Erreur 4 : les questions trop directes. « How much do you earn? » ou « Why aren't you married? » sont intrusives. Ajoutez un adoucisseur, ou renoncez : « if you don't mind me asking » n'ouvre pas toutes les portes.

Entraînement : rejouez le dialogue, puis écrivez trois questions de suivi que vous poseriez à un habitant dans une situation semblable — sur son quartier, ses études ou son travail — en utilisant do/does et au moins une formule de politesse. Écoutez la leçon sur en21.eu, puis lancez-vous : après « Do you know the way to ...? », quelle première question de suivi oseriez-vous poser ?